•  Quel créneau pour faire voter Soi ?

     

    Salut vous ! Et surtout bonjour à toi mon pépé ardéchois et ma mémé toulonnaise. Bonjour aussi à toute la France tranquille d’en-bas qui regarde la TV pour se tuer le temps libre et qui cherche un sens à sa vie après le boulot (ce qui comprend bien sûr tous les retraités et les jeunes en âge de voter). Bonjour à tous donc. Voilà. C’est dit. Je voulais tous vous saluer et même vous embrasser parce que je vais me présenter à une élection (je ne sais pas encore laquelle mais j’y réfléchis lentement). Alors, ainsi décidé à plaire pour être élu, je salue tout le monde sachant que la chose est sans ambiguïté, généralement bien perçue et ne risque pas de me faire perdre de voix.

    Pour le reste, j’ai du mal à trouver un créneau mobilisateur ! Un peu con et bon enfant, je serais enclin à aller vers " aimez-vous les uns les autres " ou " faites l’humour pas la guerre " ou " tends ta main, tu peux pas la perdre " … mais je ne sens malheureusement rien de porteur dans ce genre de bonnes intentions en ces temps troublés. Etant du genre studieux, je me dis aussi qu’une petite étude de marché pourrait m’aider à préciser les choses. Bref, je me prends la tronche depuis ce matin, en vain ; ce qui a eu pour effet plutôt tôt que tard de m’endormir.

    Et là, lumière ! J’ai entendu la voix. C’était celle d’un être d’en-haut, un certain Claude Guéant, être élyséen porte parole de l'Autre, qui parlait d’ " une sorte d'internationale du terrorisme islamiste ", dont les " combattants se déplacent d'un pays à l'autre " pour dire que l’Afghanistan est maintenant "un enjeu de sécurité considérable pour nos propres pays".

    Ah, c’était donc si simple ! Après l’avoir fabriqué, toujours se garder un ennemi abject au frais ! Se le sortir au bon moment. Se l’agiter sous le nez de pépé, mémé et de toute la France tranquille d’en-bas qui regarde la TV pour se tuer le temps libre. Et puis laisser la peur donner du sens à tout le reste…

    J’étais ébahi de tant d’efficacité heuristique quoiqu’encore un peu endormi. J’en déduisais que je me contenterai dès ce soir pour être l’Elu de dire encore plus bonjour autour de moi et principalement à Ginette. Parce que finalement, je briguerai surtout le mandat d’Elu prioritaire de son cœur et j’irai porter à pépé et mémé un peu de réconfort pour contrecarrer ces gros cons qui veulent me les apeurer... En voilà une mission d'intérêt général qu'elle en vaut la peine !

    Bises.

    Dédou Thérapeuticum


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  •  De l’avenir durable et des nems SVP

     

    Archibald sera-t-il plus heureux avec ou sans sa Lorette ? La mannequine qui chante le vaut-elle bien d’avoir les cheveux qui brillent et de rencontrer le Dalai Lama ? Les lamas du Tibet font-ils encore fondre la neige sous le joug chinois ou préfèrent-ils les nems pour se réchauffer les pieds ? Et que penser d’une médaille de bonze obtenue en ball trap aux jeux de Pékin quand on sait la méchanceté des cibles humaines qui n’arrêtent pas de bouger ? Voilà donc les principales questions qu’il nous faudra traiter, mes bien chers frères, dans les zannées à venir.

    Parce que ne pas les prendre à bras le corps serait cri-cri et même criminel ! Car ici-bas rien n’est très-haut. Et les Zhumains sont toujours petits dans leurs têtes tandis que bien nourris ils grandissent en étirant d’autant leurs estomacs. C’est un dilemme quand même de toujours devoir choisir entre tous ces produits qui changent tout le temps ! Sans parler du mal de crâne qui te vient quand tu veux te renseigner sur ce qui se consomme avec un goût très bon et peut se mettre dans le panier du ménager ou de sa compagne (censée quand même pousser un plus gros chariot).

    Alors, Ginette, quand tu vois l’étendue des prolégomènes et la complexité du qué-qué et du questionnement qui taraudent l’homme moderne (j’ai 50% du cortex colonisé rien que pour les dézodorants et le choix de le meilleure mousse qui t’irrite pas les bajoues), tu me le lèves de sous les yeux ton panneau droit-de-l’hommiste (ça c’est un nouveau mot inventé par nos chefs pour dire que certains fadas s’obsèdent à défendre encore ces choses du passé – alors je le reprends, mais pour de rire) et ton discours de grosse inquiète qui s’encombre de changement climatique, de montée des nationalismes (et des manipulations médiatiques associées) et de vertus zobsolètes qui voudraient que les plus grands, les plus gros, les plus forts (les chefs, quoi) montrent un peu l’exemple.

    Bref, Ginette, si tu me cherches, j’invite Lorette à manger des nems et à méditer zen sur les bienfaits de s’acheter un poster d’Ines de la Fressange plutôt que de Monica Bellucci en toge orange. Gare …

     

    Dédou Dalaïlamatum


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  •  Allez la France que l’on dit Grande !

    La France est-elle un " grand " pays ? Allons-y voir : pas par l’étendue (nous représentons epsilon à l’échelle de la planète), pas par la population (le fait que nous soyons un pet plus féconds que nos voisins Néerlandais ou Germaniques n’y change rien), pas par les sous (nous sommes de plus en plus fauchés et regardons les régions du monde en forte croissance thésauriser sous notre nez), pas par la culture ou la langue (nous rayonnons de moins en moins) et encore moins par la politique (nos Elus nationaux ne font à l’évidence envie à personne).

    Alors, bref, par quoi serions nous grands si ce n’est par une forme de contrat social et de code " moral " qui nous vaut de vivre finalement assez bien dans ce pays, d’y accueillir beaucoup de monde avec le sourire (même si les plus ronchons ne se privent pas de ronchonner …) et d’accepter l’idée que l’intérêt collectif n’est pas une notion vide de sens et participe grandement à rendre le vivre ensemble possible (d’où l’attachement des Français à leurs services publics et à l’idée que ceux-ci obligent à un traitement égalitaire de tous les citoyens quelle que soit leur classe sociale ou leur couleur de peau).

    Donc voilà , nous sommes, serions ou avons été grand par des idées qui étaient les nôtres et nous valent-valaient-vaudront ( ?) d’être cités en exemple … Et c’est, pour résumer, parce qu’il y a ou y a eu quelque chose d’exemplaire dans cette nation qu’on a pu dire qu’elle était grande. Brader cette mémoire, sans être un crime contre l’humanité, est tout de même assez grave. Alors, suivez mon regard …

    Bises

    Dédou Emotivum


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  •  Subversion ou décomposition ?

    Il va sans dire que Nicolas Sarkozy, qui ne se préoccupera de son image de marque qu’au moment de briguer un second mandat, n’est pas tenu de faire comme si la France avait une posture éthique à tenir (genre " je suis la Pâterie des Droits de l’Homme et je te dis que ça c’est pas bien ! ") mais quand même Popôl y’a de quoi s’inquiéter de se voir bradés comme citoyens du monde soucieux de leur dignité.

    Parce que dire qu’il est "normal" que la Russie veuille "défendre les intérêts des russophones" dans un pays tiers où ils sont minoritaires est putain de merde plutôt hérissant. Et même si le Géorgie était peuplée de russophone zélés, y aller faire une incursion militaire demeurerait une invasion ; ce qui au XXIème siècle et après ce qu’on a déjà vu récemment (par exemple dans l’ex-Yougoslavie) relève de la barbarie et rapidement du crime contre l’humanité.

    Alors, de là à trouver ça " normal ", c’est un peu comme dire que la France se réserve le droit d’aller jouer les gros bras dans tout pays francophone où couverait l’anarchie (mais à part en Afrique, ses moyens militaires ne sont heureusement plus à l’échelle …).

    Bon, comme d’hab, on est atterré par ce qui nous arrive du Très Haut de la nation. Reste que Nicolas Premier parlait aussi au nom de son Europe libérale préférée (celle qui a fini par se mettre à dos même les Européens convaincus) et qu’il y reste peut être encore des gouvernements qui ne sont pas prêts à tout cautionner. A suivre ...

     

    Dédou Atterrum


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  •  Pour Obama, internet et un peu la sieste

     

    C’est l’été. On dort. Fait chaud. Faut pas pousser. La libido aussi est semble-t-il plus sollicitée parce qu’il fait chaud, qu’on a pas besoin de pousser loin pour voir la chair d’autrui et que la méfiance climatique s’endort permettant aux protections individuelles de s’alléger jusqu’au bikini. Donc, l’été aidant on est plus aisément dans ce dedans où le nombril se repose comme heureux face à lui-même dans la béatitude qu’il a quand il se trouve plaisant et sans doute apte à plaire (aptaplair’ j’te’dis). Alors c’est bien et les commerçants de boissons fraîches nous zaiment aussi. Faudrait être méchant pour être con (ou l’inverse) en une saison où les couloirs chatoient de couleurs sans choir tandis que boir’du noir devient pêché. Et qu’en plus nos zamis médias sont tant prêts à nous zaider à nous détendre aussi avec des magazines de décorzéjardins sur tous les présentoirs. Alors, je vais simplement me tourner et continuer ma sieste et foutre ce bout de papier au chiot. MAIS NON ! Ma conscience prolétaro-citoyenne me l’interdit ! Je vais frapper le texte siesteux et m’en aller faire recycler le bout de papier pour que le développement durable dure ! Et même que si j’étais américain, je voterais aussi Obama (sèrieux) au passage parce que je suis convaincu qu’être empêtré dans des frontières étrique l’esprit et que l’avenir, le seul durable, passe par le melting pot, la fluidité et l’ouverture (un type black de l’ère internautique m’inspirant plus de tout ça qu’un marchand de pétrole texan configuré comme un lecteur du figaro – disons son équivalent amerloque). Donc voilà. Sieste. Bises. Et si vous êtes citoyen d’Amerloquie, votez et faites voter OBAMA ! ! ! Le monde de demain vous en sera certainement reconnaissant.

     

    Dédou Americum


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