• Sempiternalitude

    Sempiternalitude

    Sempiternalité et trombonitude sont les deux mamelles prolifiques de l’affabulation politicienne qui nous est servie réchauffée à chaque élection, disons depuis deux cent ans environ ; avant, pas de souci, nos monarques issus du droit du plus fort à affirmer que Dieu les a autorisés à asservir leurs prochains annonçaient plus ou moins clairement la couleur. Alors que non de non, les zélus auxquels des élections confèrent le gouvernement d’un morceau de nation ont nécessairement besoin semble-t-il d’un habillage de légitimation pour justifier qu’ils sont là où ils sont par et pour le Peuple des zélecteurs. Avec l’idée que pour se pérenniser eux-mêmes leurs histoires doivent nous la sempiternaliser et nous la tromboniser (du nom de ce cuivre qui la joue grave) du style : " que je l’aime, que je l’aime ma mairie ou ma région, et que je voudrais tant lui rendre pour tout ce qu’elle m’a donné quand j’étais encor’plus petit ". Alors que nonobstant leurs subreptices qualités personnelles (sont-ils probes ? intègres ? propres sur eux ? partageurs ? avec ceux d’en-haut ? d’en-bas ? du dedans ? du dehors ? juste pour le dire ? pour de vrai ? ? ?), les zélus qui se sont tant coordonnés, cooptés, contaminés, devraient être automatiquement dispensés d’avoir à nous servir de l’historiette. Ce qui supposerait qu’on se hâte d’exiger d’eux, avant encore deux-trois siècles, qu’ils s’échinent à nous démontrer leur sincérité et leur honnêteté autrement qu’avec du juré-craché. C’est à dire avec du comportement, du vrai, tous les jours et dans la dignité. A bonzes entendeurs, salut.

    Dédou Politicum


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :